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Ni secte, ni gourou, ni pape, ni archevèque, ni père spirituel en tout genre n'influencent mes écrits, seule l'indubitable vérité subjective guide et provoque mes dires, je ne suis ni un messager, ni un prophète, simplement un étudiant qui regarde autour de lui, qui regarde ce et ceux qui le regarde...Nul besoin de répeter que mes articles se font rares, ainsi que leurs lecteurs, qu'importe.

Une seule et unique visite ce mois-ci. Une décroissance exponentielle de mes lecteurs, peut-être ont-ils tournés la page, peut-être sont-ils fatigués d'une absence de mise à jour? Qu'en sais-je? La lecture et la lecture de mes anciens billets est lancinante. Les mêmes écrits. La même pensée. La même révolte. La même fougue adolescente, inconstance perpetuelle, indeterminisme, provocation. Où en suis-je alors? Jetté dans un monde des "plus grands", dans des études lourdes à porter, mon équilibre s'en trouve désemparé. Désemparé, pas triste. Le bonheur. La vie dont chaque adolescent rêve, l'indépendance, retrouvée à chaque niveau. Qu'en penser? Le transcrire à nouveau?

Je n'en ai la réponse. J'ai beaucoup de choses à dire, et en même temps, l'écriture me semble vaine à l'heure qu'il est. Reste la parole? Parler? A qui, pour dire quoi? Les orateurs restent rares. La solitude me guette. Une solitude salvatrice, destructrice. Je suis heureux mes amis, du moins, mon ami si j'en crois mes statistiques. Je suis là, et je ne suis jamais parti. Et je ne partirais probablement jamais !

# Posté le dimanche 15 novembre 2009 06:55

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[Aujourd'hui, accident de bus. Aujourd'hui j'ai eu peur. Un shoot d'adrénaline. Un vrai. Un bref. Un intense. Un accroissement brutal et soudain des capacités physiques et morales. Un réflexe humain. Une pensée humaine. Un sentiment humain. La confusion. Puis la peur. La peur de la mort. Peur de laisser derrière moi des gens. Peur de l'inachevé. Peur de l'invécu. Peur de ne pas avoir assez dit que je les aimais. Peur de ne laisser de moi qu'une image d'adolescent puéril, susceptible, émotif et sensible. Peur qu'on entende mon nom dans la liste des victimes. Peur de la réaction de mes parents. Peur de briser une famille. Peur de briser le sacro-saint mythe du "ça n'arrive qu'aux autres". Peur de m'enterrer dans une tombe pendant des années.

Au final, rien de grave. Aucun morts. Aucun blessés. Un petit choc. Un petit moment de redescente rapide sur terre. Rien d'autre. Aucunes conséquences. Un fait divers. Une histoire à raconter. Et au final, plus rien.]
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# Posté le mardi 24 février 2009 13:26

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Bonne année, comme on dit !

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Anaïs, t'es ma vie, je t'aime, je te le répéterais jamais assez !
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# Posté le lundi 05 janvier 2009 13:58

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J'écoute des choses aux frontières de l'inécoutable. J'écris des choses aux frontières de l'écriture. Je pense des choses aux frontières de la pensée. Parfois, je la dépasse. Je me fais peur. Je rebute quand on m'inculque des choses. Pourquoi me les apprendrais-t-on ? Est-ce de la générosité ? Ou est-ce juste de la perte de temps, que d'écouter un employé du ministère vous expliquer les sombres subtilités de nôtre vie ? De toute manière, les programmes, pourquoi sont-ils fait ? Sur quels critères se basent-ils pour différencier l'utile de l'inutile ?

Peut-être que je me pose trop de questions. Mais après tout, à quoi ça sert de rentrer dans un moule sans savoir dans lequel on se met? Et pourquoi on s'y met?

# Posté le lundi 01 décembre 2008 13:24

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Dimanche 23 Novembre.

Le bitume défile. Le bus est vide. Le conducteur s'est jeté par la fenêtre. Je regarde le compteur. 180. Je ne sais toujours pas quand le véhicule stoppera sa course effrénée sur un arbre, ou dans un fossé. Le hasard m'accorde quelques minutes de vie. Je pense. Je suis calme. Je ne songe même pas à la mort. Après tout, je ne faisais que passer. Les circonstances ont voulues que je meure dans cet autocar. Qui l'a décidé? Pourquoi l'a-t-il décidé? Les réponses semblent venir d'elles-même. Personne ne l'a décidé. Personne. Ou bien tout le monde.

Je me suis levé comme chaque matin, de mauvaise humeur. Ne voulant pas affronter les quotidiennetés de la vie. J'ai grimpé dans mon bus, comme chaque matin. J'ai somnolé, comme chaque matin. Qu'est-ce qui a fait qu'un concours de circonstances a entrainé 30 personnes à la mort? La société a-t-elle, comme chaque chose, son propre équilibre, son propre quota de gens, de mode de pensées des gens, de sentiments, d'habillement, ... ? Cet équilibre fut-il rompu ? Justifiait-il la mort de ces gens? Personne ne le sait, mais au final, tout le monde le sait.

On est voués à s'auto-détruire, on nous persuade juste ne pas nous suicider, parce que ne nous servons qu'à perpétuer l'espèce humaine. On ne fait qu'aider la génération suivante, en apportant nôtre lot d'infirmités diverses. Mais au final...

Nous avons peur de mourir. Mais nous mourrons quand même.

# Posté le dimanche 23 novembre 2008 15:10